vendredi, 07 juillet 2006

VACANCES PART OUANE

Mes petits loulous, me voici arrivé dans le sud, le vrai, celui de la grande bleue et de tas d'autres trucs dont je vous parlerai bientôt... Posts importants ce soir...

jeudi, 13 avril 2006

SOLO BOY

Je suis un vieux fauve déchu assis en pleine fête foraine.
Le manège des femmes et de l'amour tourne et ne s'arrête jamais.
Je regarde tourner la roue, cette pendule qui marque mes ans depuis trop longtemps.
Je suis las.
Je vais encore dormir tout seul ce soir.
Il n'y a pas de raison que demain soit différent.
Samedi sera tout autant solitaire.
Tourne, tourne le manège.
Je vois sur les chevaux de bois les visages de celles que j'ai aimé.
Elles sont juste à côté de celles que j'aime et de celles que j'aimerai.
Je pourrais presque les toucher du bras. Si proches qu'elle sont.
Et si inaccessibles pourtant.
Le manège du temps et de l'amour est passé, passe et passera.
Je resterai là. Assis. Seul.
Mon heure doit être passée.
Je n'ai plus de ticket.
Le lion est mort ce soir.

mercredi, 29 mars 2006

APÉRO SOLO

Un air de mambo porté par le vent
je regarde le soleil se coucher sur l'océan.
Les touristes sont rentrés chez eux
Il ne reste plus sur la plage que les amoureux.
Une sirène sculpturale sort élégamment de l'eau
Au bar du port je sirote mon ti'punch en solo.

jeudi, 23 mars 2006

NUIT D'ÉTÉ

Il est tard. La nature bruissante murmure tout autour de la vieille maison en pierre. La nuit est tiède et odorante.
Elle se tient debout, appuyée au bord de la fenêtre ouverte, son dos tourné vers moi, légèrement penchée vers le jardin.
Elle est belle, nue sous la pleine lune. Sa peau est encore luisante de l'amour qui nous a agité pendant si longtemps. Je la regarde, je la désire encore mais évite de bouger de peur de rompre la magie de l'instant. J'ose à peine respirer. Par intermittance apparait l'extrémité incandescente de sa cigarette. Un petit phare dans la nuit. Je souris en pensant aux marins perdus par de telles sirènes naufrageuses. Les secondes passent. Un instant, une éternité.
Elle se retourne et me sourit. Le mégot cesse de fumer dans son cendrier lorsqu'elle se couche contre moi, encore brûlante de désir. Je me penche pour embrasser son dos et je pense que nous serons épuisés demain matin. Peu importe.
Nous avons vingt ans. Nous sommes fous.