mardi, 27 juin 2006

THE WALL EFFECT

Une personne qui m'est (déjà) chère raconte dans son blog qu'elle s'est pris un mur et qu'elle ne compte pas le reconstruire. Je voulais commenter cette note, mais le délai étant écoulé, c'est devenu impossible. Je vais donc lui dire ici ce que j'aurais posé chez elle, je pense qu'elle me lira.

J'ai été touché par la note concernant le mur pour avoir vécu la même chose cet hiver. Je constate l'universalité de l'effet "wall in your face" avec un rien d'amertume. Des mauvais souvenirs de soirées trop longues et trop salées de larmes me reviennent à l'esprit. Mais alors comment fait-on maintenant ? Toute notre génération perdue des 25/40 ans déçus, désabusés, malheureux, célibataires qui voudraient encore être aimés, et aimer eux-même doit-elle rester une génération sacrifiée ? Je ne veux pas. J'ai encore tellement d'amour à donner. Vous qui me lisez souvent le savez. Alors quoi ?
On fait comment ? On attend. Et on attend quoi en fait ?
Que le temps passe ? Que le soleil se couche ? Qu'un autre jour ajoute son poids au compteur ? Et après ?
Celui que je suis aujourd'hui, je le serai aussi demain. Et demain il me restera un jour de moins à donner, à aimer avant ma fin.
...
J'ai une sensation de perte, de perte de temps.

Alors je cours, droit devant. Quelquefois, je croise un regard lumineux, un peu plus que les autres. Je m'arrête alors pour échanger, partager. Mais souvent les yeux croisés se ferment et les regards ne se croisent plus. Méfiance. Protection. C'est compréhensible sans doute, mais c'est une occasion de plus de manquée. Juste une de plus...
Je reprends ma route, droit devant. Pas de mur à l'horizon. Pas pour l'instant. Rien devant en fait.
Rien devant, ne pas se retourner, que reste-t-il ?






Regarde autour de toi si quelqu'un est prêt à t'aimer !

Commentaires

J'ai vécu une longue période de murets, de cassages de gueule, de solitude et de manque d'amour de 37 à 43 ans, et j'ai rencontré LA personne, avec qui je peux sereinement ne jamais me sentir seule. Avec un blog comme le tien, quelqu'un va bien passer un jour et avoir envie de rester... Je ne crois pas que ce soit le fait d'une seule génération. Nous sommes plus "libres" que nos grands-parents et même nos parents, cela implique aussi plus "seuls" parfois.

Écrit par : educnat | mardi, 27 juin 2006

Joli, joli et vrai le concept du "plus libre" qui implique aussi le "plus seuls parfois".

Je note pour plus tard.

Écrit par : franz | mardi, 27 juin 2006

euh tu lis dans ma tête?! je ressens exactement ce que tu décris, c'est triste de se dire qu'on est un gros paquet de gens dans ce cas là....

Écrit par : la quiche | jeudi, 29 juin 2006

la quiche, c'est sans doute "conjoncturel"... Enfin c'est comme ça et je fais mon possible pour lutter.

J'aime bien aller chez toi. Sans doute une sorte de fraternité lorraine... Embrasse Cath. pour moi.

Écrit par : franz | jeudi, 29 juin 2006

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